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Un peu d' histoire

 

  • La création d'Armoripark en 2 mots

 

C’est le 31 Mars 1990 que fut inauguré Armoripark sur l’ancien domaine agricole de « Kernaudour » (« lieu de l’eau » en breton). Le domaine de Kernaudour était un domaine médiéval situé sur les bords du ruisseau du Donant. Dans un passé plus récent l'ancien domaine seigneurial est devenu une ferme dont les bâtiments ont été conservés, ainsi que le colombier qui surplombe le parc (architecture bretonne typique du 17ème siècle).

 

 Le projet de départ était un simple lieu de promenade autour d’un plan d’eau , mais de la volonté de la municipalité de participer activement au développement du tourisme en milieu rural est née l’idée de la création d’un véritable complexe de loisirs.

La Mairie de Bégard, propriétaire du site et des équipements a dans un premier temps confié la gestion du parc à des Sociétés privées.

C’est en 1999 que la Commune prend en main la gestion d’Armoripark en régie municipale

 

 

 

 

 

 

  • La Ferme de Kernaudour : un site préservé

Soucieuse de mettre l'accent sur ce patrimoine rural, la commune de Bégard a conservé et restauré les bâtiments de l'ancienne ferme pour les transformer en snack-bar  et  salle de restaurant.

 

 

 

La grange

 

La grange tient une place particulière dans la ferme bretonne. Edifiée au 19ème siècle, à l’époque où le matériel agricole devient plus important, la grange est un peu le prolongement de la maison d’habitation. Elle a alors remplacé les nombreux appentis qui abritaient auparavant les récoltes et les outils. La grange contient la réserve de pommes de terre et parfois de grains au grenier. C’est là aussi que l’on installe parfois les barriques de cidre dans un coin sombre, bien isolé.

C’est encore dans la grange que l’on répare les outils, bien à l’abri des intempéries.

Enfin la grange c’est aussi le lieu de réception pour les grands festins à l’occasion des mariages ou pour les repas de battage.

La nécessité de faire pénétrer les charrettes parfois chargées de gerbes a entrainé l’aménagement de grandes ouvertures. Celles-ci permettent aussi une parfaite aération du local. Les linteaux, le pilier du portail double sont en chêne massif.

Pour les murs de la grange , comme pour les autres bâtiments, on a utilisé des pierres de récupération provenant de constructions antérieures.

 

 

La maison

 

S’ouvrant sur la cour, tournant le dos à la route, la maison d’habitation et la grange ne forment qu’un seul bloc : une longère.

Il s’agit ici de la maison traditionnelle du Tregor rural,

En entrant dans la pièce commune éclairée par 2 fenêtres, une de chaque côté de la porte, on découvre les murs enduits d’argile blanchie au lait de chaux. Levons les yeux, le plancher est patiné par la fumée, le sol longtemps en terre battue, a été cimenté dans les années 50.

La maison bretonne, c’est aussi la grande cheminée avec son grand linteau en bois . Cette cheminée à elle seule constitue un lieu de vie pour la maisonnée. Le feu y est maintenu en toute saison (quelques braises en été, une vieille souche en hiver. A la crémaillère est suspendue la marmite en fonte. Au –dessus, pendent andouilles et saucisses que l’on fume pour leur conservation. Des bancs ou petits coffres installés près de l’âtre réunissaient la famille et les amis pour la veillée, où l’on filait la laine et le lins , où l’on racontait des histoires aux enfants.

L’alignement des meubles le long des murs est également une caractéristique de la maison rurale. Le châtaignier doré brille réhaussé des cuivres que l’on astique tous les samedis. L’armoire avec son linge plié méticuleusement, le garde-manger avec ses portes grillagées, le vaisselier, l’horloge constituent le « front des armoires ». A chaque bout, les lits ou les paillasses en avoine sont renouvelés tous les étés.

Cette disposition des meubles dégage un espace important pour la circulation et les travaux d’intérieur. Enfin, entre la porte d’entrée et la cheminée, la longue table avec un tiroir pour ranger le pain peut accueillir 10 à 12 personnes. Une étagère perpendiculaire à la cheminée recevait les boules de pain de 6 à 12 livres à l’abri des rongeurs et de l’humidité.